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Thermalisme
L'eau de Aïn-Nouïssy provenant
du dôme triasique du mont Chegga était presque
imbuvable à cause du sel qui accompagne le SO4Ca. Les
puits creusés dans la plaine, à l'est du village,
renfermait 4,30 grammes de sel par litre d'eau. Mais cette
question importante de l'alimentation des habitants en eau
de consommation sera traitée à part, de même
que les spécificités thermales de l'eau jaillissant
à la source de La Sulfureuse
(Aïn-Nouïssy).
Les eaux de Ain Nouissy dont le faible
débit n'a permis un développement économique
comparable à celui de Bou-Hanifia, quelques dizaines
de kilomètres au sud, étaient connues et fréquentées
de longue date par les populations de la région. La
source qui se trouve à l'ouest du village reçoit
les écoulements provenant du mont Chegga et qui, de
ce fait, ayant beaucoup refroidi nécessitent un réchauffement
dans de grands chaudrons en cuivre pour être utilisés
à des fin thérapeutiques; la composition de
l'eau rendait autrefois indispensable le changement fréquent
des chaudrons qui ne résistaient pas longtemps à
son action corrosive. Trés rapidement les autorités
locales affermèrent l'exploitation de ces bains, appelés
à l'époque coloniale La Sulfureuse en
raison du fort pourcentage de cet élément contenu
dans l'eau, et un petit établissement thermale fut
construit à l'époque. Par la suite, après
l'indépendance, dans les années 70 le maire
du village B. Boumediene construit alors le fabuleux centre
thermale de Sidi-Mokhfi.
Le
Centre thermale
C'est suite à un rapport du médecin
en chef de l'hopital de Mostaganem, daté du 10 janvier
1880, que les propriétés curatives des eaux
thermales de Ain Nouissy (Noisy-les-Bains à l'époque)
ont été connues.
Composition de l'eau
Elle est établie par des analyses
méthodiques et consciencieuses qui constatent la prédominance
des sels de soude (chlorure de sodium, sulfate de soude et
carbonate de soude). A côté de ses combinaisons
existent d'autres sels et d'autres principes, tels que les
chlorures de potassium, de calcium et de magnésium,
le sulfate de chaux, les carbnonates de chaux et de magnésie,
l'hydrogène sulfuré, le soufre à l'état
libre, l'iode, le brome et le fer, ces quatres derniers en
petite quantité. Comme toutes les eaux sulfureuses,
elees s'accompagent d'une matière glaireuse qu'on connait
sous le nom de glairine
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Résultats medicamentaux
Maladies constitutionneles
(Scrofule, tuberculose, diabète sucré,
rhumatisme...)
Maladies de la peau (Dermatoses diverses à
l'état chronique)
Parasitaires (Herpès)
Maladies de l'appareil respiratoire (Laryngites
chroniques, bronchites chroniques, asthme et emphysème
pulmonaire, phtisie pulmonaire, congestion et
oedem pulmonaire
Maladies de l'appareil digestif (Stomatites chroniques
et fistules salivaires, angines, catarrhe chronique
de l'intestin, diarhée et dysenterie chronique
Maladies du foie et de ses annexes (Congestion
du foie, Hépatite interstitielle chronique,
calculs biliaires)
Maladies de la rate
Maladie du rein
Maladie de la vessie (Cystite)
et bien d'autres maladies, si vous souhaitez plus
de détails contactez moi...
En conclusion,
Les eaux de Ain-Nouissy sont chlorurées,
sodiques et sulfureuses, ce qui se rencontre rarement.
Elles occupent le premier rang parmi les eaux
minérales d'Algérie qui sont généralement
calcaires. Elle (l'eau) donnera d'excellents résultats
surtout dans les affections des lymphatiques et
dans les catarrhes des appareils digestif et respiratoire.
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